Amtoudi

Publié le par minervois

Jeudi 26avril

Amtoudi, village tout au bout du bout, qui étend sur des kilomètres ses maisons anciennes sur la rive droite puis le quartier moderne le long de la rive gauche de l’oued Amtoudi. Le camping fournit des installations sanitaires très correctes pour un endroit aussi reculé, des prises électriques récemment installées délivrent un voltage et une puissance qui permettent à notre réfrigérateur-congélateur de fonctionner parfaitement, ce qui n’était pas le cas dans les deux précédents campings.

 

aire-de-battage.jpgAire de battage dans l'oasis


Nous entamons peu avant midi notre première excursion vers les sources de l’oued distantes d’environ 5 kilomètres. Nous longeons alternativement les palmeraies des deux rives et empruntons par moments le lit de l’oued. Les parois abruptes des gorges se resserrent peu à peu et nous faisons une pause rafraîchissement lorsqu’un jeune homme passant par là nous invite à le suivre car la fin du trajet n’est pas facile à trouver. Effectivement, 10 minutes plus tard, nous nous trouvons face à des amas de rochers dans lesquels il nous serait difficile de trouver un passage. Nous suivons notre guide, mais il progresse vite et le franchissement devient plus difficile. Il a beau nous annoncer des « marches », elles sont hautes et inégales ; Gaby est souvent obligée de se servir de ses bras pour se hisser et le souffle lui manque. Nous nous arrêtons souvent. Enfin apparaissent deux petites gueltas, retenues naturelles d’eau limpide qui forment des bassins aux formes et dimensions variées.

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Une guelta

Nous sommes sur le point de renoncer à progresser lorsque notre guide nous annonce quelques dizaines de mètres plus loin la derniére grande guelta dans laquelle on peut nager. Notre persévérance est récompensée : une belle étendue d’eau claire et profonde entourée du coin idéal pour pique-niquer : sous l’ombre de deux grands arganiers ; des pierres ont été disposées pour servir de table et de sièges ; autour, les parois verticales des gorges atteignent plus de 20 mètres de hauteur. Dans un lieu aussi enchanteur on s’attendrait à côtoyer une foule de touristes : dès que notre guide à qui nous avons donné 10 dirhams s’est enfoncé plus loin encore dans la gorge, nous sommes seuls. Il est près de 14 heures 30 et je ne résiste pas à l’envie de me baigner dans ce bassin où je n’ai pas pied, parmi des bancs de petits poissons bien visibles dans cette eau limpide à la température agréable.

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Nous sommes comblés et avalons avec délectation nos tomates, œufs durs, oignon, oranges, eau fraîche Nous dégustons encore une petite heure le charme du lieu lorsque l’ombre envahissant rapidement la vallée, nous entamons le retour. Comme souvent, celui-ci nous semble plus simple et rapide que l’aller, sans autre fait marquant que la déchirure du fond de pantalon de Gaby trop sollicité par les glissades sur les pierres difficiles à franchir.

 

Ich arrivée (3)            oasis-Amtoudi--32-.jpg


Dans le village, nous nous arrêtons prendre un thé à la menthe à l’auberge « ondiraitlesud » ouverte depuis 4 ans par Georges Roy, un Français qui accueille les touristes et organise des randonnées dans le désert. Nous sommes séduits par son initiative respectueuse de l’environnement, des habitants, du pays en général et nous y commandons pour le lendemain deux tajines au chevreau dont le livre d’or de l’établissement vante les qualités. Nous en profiterons aussi pour faire une bonne lessive car Georges met un lave-linge à la disposition de la clientèle de passage pour 30 Dh les 5 Kg.


Gaby-a-froid.jpgLa soirée est fraîche

 


Nous nous relaxons et attardons autour de ce thé, peut-être un peu trop car lorsque nous regagnons le camping, un vent violent soulève le sable et rend notre marche difficile et inconfortable. Je pense soudain que j’ai laissé l’auvent déployé, certes arrimé par deux haubans, mais je commence à me demander s’il a pu résister à la violence de cette soudaine tempête. Effectivement, le gérant du camping a dû le replier avec les moyens du bord car la manivelle était rangée dans le ccar, et dans la manœuvre, le capot qui protège le coffre de l’auvent s’est plié en deux endroits. Heureusement, le store semble indemne et le capot se referme à peu près bien. Je devrai le faire redresser chez un carrossier de Tiznit ou d’Agadir. On m’a répété plusieurs fois qu’ils étaient très compétents et peu chers. Ce sera l’occasion de le vérifier.

 

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L'un des agadirs d'Amtoudi


Pour le soir, nous avons commandé deux tajines poulet au restaurant du camping. Un couple de Granvillais prend le même menu. Nous discutons de choses et d’autres. Ancien plongeur, il connaît les sites de plongée égyptiens et antillais. Il me conseille les Maldives. A 75 ans il a l’air en pleine forme et le couple voyage en 4x4 remorquant une petite caravane Eriba. Nous décidons d’aller ensemble visiter l’agadir situé sur un promontoire rocheux qui domine la vallée. La montée est raide et prend une quarantaine de minutes selon le Routard. Nous partirons vers 9 heures et Gaby restera au camping.

 

Agadir d'Amtoudi (52)

 


 

 

 

 

     L'agadir que nous allons visiter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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