Agadir
Jeudi 17 mai
Nous passons à l’immense port d’Agadir où l’entrée est autorisée aux véhicules. Nous longeons la criée puis au moment de faire demi-tour sommes interpellés par deux petits vendeurs de poisson qui nous proposent des mulets et des thonidés de 300 g environ ; 4 pour 30 dirhams. Nous achetons ces derniers et refusons les mulets qui selon les dires discrets d’un troisième vendeur ont été pêchés près du port. Mon refus provoque la colère du proposant et une dispute s’engage entre les vendeurs. Décidément, l’ambiance des grands ports n’est pas merveilleuse. Nous retournons vers la sortie lorsque passant devant un vaste chantier naval je m’apprête à prendre quelques photos. Aussitôt, un vieillard m’aborde pour me faire visiter.

Agadir, chantier naval
Je le suis parmi les nombreux bateaux en construction, chalutiers, sardiniers, de toutes tailles et tous construits en bois d’eucalyptus principalement, les bordés des grandes unités étant taillés dans un bois jaune originaire d’Afrique Noire Il m’emmène aussi dans les ateliers de menuisiers-charpentiers où il me montre avec fierté qu’on utilise encore les vieilles machines des Français. Effectivement les lourdes scies à ruban, dégauchisseuses et toupies datent de plus de 50 ans et fonctionnent évidemment sans aucun dispositif de protection.

Outillage de menuisier. Une dégauchisseuse fabriquée à Auxerre il y a bien longtemps
A la fin de la visite je remercie mon guide et lui donne un pourboire, mais il ne s’en contente pas. Il voudrait aussi des vêtements, des chaussures… Nous n’en avons plus, alors je lui propose une bière, il demande une bouteille de vin dont il nous remercie chaleureusement.