Safi

Publié le par minervois

Mardi 22 mai

 

       Nous prenons la route de la côte qui est très belle et très roulante au début, mais nous avons oublié que l’année dernière nous avions dû affronter une portion défoncée pendant une quinzaine de kilomètres. Non seulement la chaussée n’a pas été réparée, mais la situation s’est aggravée. Les trous se sont agrandis et approfondis ; il faut une attention soutenue pour trouver la trajectoire qui évite de faire souffrir la suspension et de toucher le bas de caisse. Aucune prévision de travaux n’étant annoncée, il faudra penser à éviter ce tronçon, ce qui sera fort possible puisqu’il existe une route Essaouira-Safi par l’intérieur.

Avec ses 3 km de zone industrielle consacrée au traitement des phosphates suivis des conserveries de poissons qui se repèrent à l’odeur, l’arrivée par le sud de Safi est particulièrement déprimante. Heureusement, le centre et le nord de la ville sont plus accueillants.

        Nous tentons d’entrer dans la zone portuaire, mais c’est interdit et nous faisons demi-tour pour continuer vers le nord. Au rond-point où le camping est indiqué vers la droite, on trouve sur la gauche de la 4 voies une suite de petits restaurants qui proposent de la friture de poisson. C’est là que nous allons déjeuner. Ils se font une concurrence farouche. Le premier auquel je m’adresse me demande 50 dirhams par assiettée. Comme je m’apprête à aller voir ailleurs, le prix baisse à 30dirhams. Nous pouvons apporter notre vin blanc et nos glaçons ; nous nous installons au 14 (chaque restau porte un numéro). On nous sert un assortiment de solettes, calamars, merlan et sar, accompagnés de citron et de sauce tomate. Après un thé à la menthe, nous promettons de revenir le soir même ou le lendemain.

 

vues-de-la-terrasse-du-musee--1-.jpgVue de la terrasse du musée de Safi

 


        La poterie et le musée de la céramique sont les principales curiosités de Safi. Le musée étant fermé le mardi, nous nous attardons à la « colline des potiers », quartier où se trouvent à la fois les ateliers de fabrication, les fours pour cuire l’argile rouge typique de la région et des ruelles encadrées de boutiques.

 

faiences--1-.jpg   faiences.jpg  faiences--9-.jpg

Faïences au musée de Safi

 


       Lendroit fourmille de possibles cadeaux, mais comme notre attention est attirée par un vase-pied de lampe qu’un vieil artisan est en train de peindre, nous faisons part de notre admiration et demandons le prix puis continuons notre chemin. Au retour, l’artisan nous interpelle et le prix a diminué de 30%. Wakha, on se tape dans la main. Nous viendrons le chercher demain matin, il sera terminé.

 

batiment-musee-Safi--4-.jpg

Safi, la cour du musée.

 

 

Mercredi 23 mai

         Au réveil, il tombe quelques gouttes et le ciel est chargé. Il en sera ainsi jusqu’en début d’après-midi, l’occasion d’aller visiter le musée de la céramique qui retrace l’historique de la poterie au Maroc depuis le néolithique et présente une grande variété de productions actuelles dans les styles traditionnel et moderne. De la terrasse, on a une vue panoramique sur la ville, la côte et le port, malheureusement sans soleil aujourd’hui.

 


 

 

Nous retournons ensuite à la colline des potiers où on nous propose immédiatement de visiter les ateliers de la coopérative, mais il faut emprunter un sentier boueux et il se met à pleuvoir abondamment. On se retrouve alors… dans une boutique de vente. Décidés à ne rien acheter de plus, nous prenons congé de notre faux guide improvisé, mécontent que nous ne donnions rien aux « artistes ». Nous allons chercher le vase réservé la veille ; l’artisan se réjouit que nous ayons tenu parole et réussit à nous placer un objet supplémentaire.

Après ½ heure sur internet où 3 sympathiques messages nous attendent, nous retournons manger au N° 14 du village aux fritures. A peine un pied posé sur le sol, je suis abordé par des rabatteurs qui voudraient m’imposer la friture meilleure, plus fraîche et moins chère des autres restaurants. Nous restons fidèles au 14 qui nous récompense d’une assiette encore mieux garnie que la veille, avec, à ma demande beaucoup de calamars.

Vers 15 heures, nous prenons la route d’El Jadida en faisant cette fois encore l’impasse sur Oualidia. Ce sera pour l’an prochain à coup sûr ( ?) d’autant plus que la traversée de la ville est devenue agréable avec sa large rue récemment refaite.

 

El-Jadida--17-.JPG

El Jadida, entrée des souks

 

Au souk d’ El Jadida, chez le même poissonnier que les années précédentes, nous achetons des crevettes, un kg de solettes et une livre de limandelles.

       Ce soir, repas au camping :crevettes cuites à l’ail et à l’huile d’olive.

 

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article