Al Hoceima

Publié le par minervois

Vendredi 6 avril   Al Hoceima 

     L’orage a éclaté dans la nuit et il a plu jusqu’à 10 heures du matin, après quoi on s’est levé après une nuit calme malgré tout (c’est-à-dire la musique dans le restaurant voisin jusqu’à 23h30 et le tonnerre qu’on n’a pas entendu.)


 

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Un étayage surprenant

 

     Dans la journée le temps s’éclaircit et je prends des photos. La côte est magnifique ici aussi ; l’après midi, on traverse la ville par le souk très vaste et on se promène jusqu’au port distant d’environ 2 km1/2, par des rues pentues. Promenade agréable malgré le dénivelé et retour par le dédale des ruelles du souk où nous achetons des fraises très odorantes et des pommes de terre nouvelles.


Copie--2--de-debarquement-des-thons--79-.jpgEntrée du port


Samedi 7 avril

     Sous le ciel bleu, la ville paraît beaucoup plus belle et les gens plus ouverts… A moins que ce soit nous qui étions de bien meilleure humeur. Le matin quelques achats au souk nous réjouissent. Au retour, dans les ruelles boueuses du chemin tortueux qui mène au camping, un ouvrier marocain me demande une cigarette ; comme je n’en ai pas, il s’approche et me désigne un sac à provision. Je l’ouvre et lui montre le kg ½ de petits poissons (EMNI) frais que nous venons d’acheter. Il y glisse la main et me demande si je veux lui en donner. Je hoche la tête affirmativement, il en prend 3 ou 4, me fait un grand sourire, nous prodigue des remerciements et rentre chez lui en courant.

 

 

     L’après-midi, nous retournons au port, en taxi (10 dirhams) et nous voyons comme la veille, tous les chalutiers sortir ensemble à 17 heures. Je demande à un homme d’une cinquantaine d’années s’il y a une raison à cette régularité du départ en mer et pourquoi ils sont si groupés. Il me répond que c’est simplement l’habitude… et comme il a visiblement envie de discuter, nous engageons une longue conversation au cours de laquelle nous apprenons qu’il a longtemps travaillé en France et en Hollande et qu’il exerce ici le métier de plongeur.

 

 

Copie (2) de débarquement des thons (78)

    


     Il dépanne les bateaux qui font appel à lui et récupère au fond du port tout ce qui peut y tomber. Il tient à nous montrer son petit local professionnel de 15 mètres carrés environ avec eau courante, douche et WC précise-t-il, dans lequel est entassé un bric-à-brac- d’objets récupérés ainsi que son matériel de plongée : 3 ou 4 blocs d’air, 2 détendeurs, palmes masque de bonne qualité et en bon état. Il nous montre aussi du gros fil, du filin et des hameçons pour la pêche au thon qu’il pratiquera peut-être un jour car il possède un petit bateau. Par la même occasion il nous conseille de venir voir le soir l’arrivée des thoniers et le débarquement de gros thons qui pèsent parfois plus de 300 Kg.

 

 

      Le plongeur devant son local

 

 

     En partant, je demande à 6 pêcheurs assis alignés qui fabriquent un très long filet si je peux les photographier. Ils sont d’accord et je leur propose de leur envoyer les photos. L’un d’entre eux me confie sa carte d’identité pour que je copie son adresse.


Copie (2) de débarquement des thons (76)


 

En fin d’après-midi, nous prenons l’apéro avec Mimi 24 et son mari et nous décidons d’aller ensemble voir le débarquement des thons ; nous prenons deux petits taxis car ils ne peuvent pas transporter plus de 3 clients chacun.

       Dès 20 heures une grande animation règne sur le port : des petits bateaux rentrent avec du poisson frais qui est vendu immédiatement sur de petits étals éclairés par une simple ampoule électrique : sardines, chinchards, soles, saint-pierre, mérou, bars, seiches, crevettes, araignées et même petites langoustes. Vers 20 heures 15 arrive le premier thonier qui, à notre grande surprise, est une petite embarcation assez basse sur l’eau et d’une dizaine de mètres de long. A son bord 3 ou 4 pêcheurs et un gros thon de près de 300 Kg et 3 mètres de long ! Tous ceux qui arriveront dans un bref intervalle ramènent également un thon de 150 à 300 Kg ; seul l’un d’entre eux en a pêché deux. Le débarquement des poissons à l’aide d’un palan, guidé par deux ou trois hommes est un spectacle qui attire beaucoup de curieux, d’autant plus que c’est délicat et périlleux lorsque les bateaux sont à couple. Une fois le thon posé sur une grande toile sur le quai, il est porté par 6 hommes qui s’engouffrent dans le bâtiment de la criée juste en face et le portail coulissant se referme immédiatement sur eux.


debarquement-des-thons--12-.jpg débarquement des thons (36)

 

 

      Nous rentrons au camping en taxi et après le repas nous nous endormons au son du concert quotidien donné dans le restaurant voisin.

 

  Suite



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