La côte méditerranéenne (suite)

Publié le par minervois


Mardi 3 avril Jebha-Cala-Iris

La nuit n’a pas été très calme : sonnerie du téléphone dont la batterie est faible (vers 2 heures) puis démarrage de voitures et une chorale de coqs qui décèlent le lever du jour très tôt et prolongent le concert après 8 heures. Nous nous rendormons quand même jusqu’à 9 heures et demie. En quittant le parking, je donne 20 dirhams au gardien qui m’en demande 10 de plus. Je les lui donne et nous quittons la ville après avoir acheté un Kg de sardines pêchées la nuit même, 10 dirhams.


 

Jebha vue générale2

Jebha vue de la route côtière


       Suivant les conseils de plusieurs personnes interrogées sur place, nous prenons la piste censée longer le littoral qui mène directement à Cala Iris et réduit de moitié le trajet par la route qui pénètre plus profondément dans la montagne. Cette piste est en mauvais état, très pentue par endroits avec de nombreux lacets et virages ultra serrés, mais elle n’est pas dangereuse et la circulation y est très réduite.

coucher-de-soleil1--7-.jpg

    Arrivée à Cala Iris


On n’y croise aucun camion et peu de camionnettes. Le revêtement est dur et caillouteux et il suffit de rouler très lentement pour passer sans risque. On ne longe pas vraiment la côte qu’on aperçoit parfois entre 500 mètres ou 1 kilomètre mais on emprunte un profil de moyenne montagne près du littoral. Il nous faudra un peu plus de 2 heures pour parcourir 70 kilomètres, mais l’arrivée à Cala Iris est une récompense largement suffisante.

 

Gaby-camping-Cala-Iris.jpg

    Le ciel est d’un bleu pur et le paysage sublime : une grande plage entourée de pointes rocheuses, une baie parsemée d’îlots rocheux… Nous nous installons dans le camping directement sur la plage et nous déployons la natte pour déguster nos sardines au citron devant la mer et les rochers. Dans un tel endroit en France, on serait entourés de milliers de touristes ; ici on se sentirait seuls s‘il n’y avait ces 2 ou 3 familles espagnoles qui à une centaine de mètres écoutent la radio très fort. Ils nous sembleront plus sympathiques lorsque vers 16 heures ils viendront inaugurer la mise à l’eau d’un bateau pneumatique genre petit zodiac en brisant une bouteille de champagne puis laver sur le rivage une quinzaine de poissons qu’ils ont pêchés pendant que je fais de même à coté d’eux avec mon kilo de sardines.

 

 

     Entre-temps, nous nous sommes promenés sur le petit port distant d ‘environ 1km ½ du camping. Le village se réduit d’ailleurs à quelques maisons , le port accueille une dizaine de chalutiers et de nombreuses petites barques.

 

Cala-iris-Port4-copie-1.jpg

Le port de Cala Iris

 

     Le soir la température fraîchit vite et le coucher de soleil est magnifique. Nous resterons ici encore au moins une journée de plus.

 

coucher de soleil1 (3)


 

Mercredi 4 avril

Le matin, il pleut abondamment, le vent est très violent, nous nous levons tard. Dans la journée le temps est changeant mais le vent souffle assez fort. Le paysage nous paraît aussi merveilleux sous les différents éclairages. Nous restons au camping toute la journée où nous rencontrons des Gardois qui passent toute l’année dans leur camping-car, un long profilé avec un grand porte-à-faux et un scooter sur le porte-moto qui est proche du sol. Je leur déconseille de prendre la piste d’où nous venons car c’est sûr qu’ils toucheront le sol sur les « toboggans » de la piste.

 

côte3Arrive dans la soirée un groupe de 3 camping-cars qui viennent d’Al Hoceima et qui nous décrivent la route comme très endommagée, entrecoupée de nombreux passages d’oueds. Ils ont parcouru les 60 Km en près de 2 heures, ce sont de gros intégraux.

 

 

La soirée, fraîche, se passe dans le camping-car, un peu de clarinette, une partie de Scrabble à l’ordinateur.

 

 

Jeudi 5 avril

      Départ avant onze heures et achats au souk de Bou Jedra où je suis le seul étranger et où les marchands ne parlent qu’arabe. Je trouve une tajine métallique à 60 dirhams, des légumes et du poisson très frais dont on ne sait pas identifier l’espèce et qui seront succulents grillés au charbon de bois.


Al-H.-camping.jpg      Al-H.-du-camping.jpg

        Al Hoceima, entrée du camping                                  Vue du camping

 

          La route jusqu’à Al Hocéima que nous parcourons en 1 heure ¼ nous paraît bien moins difficile que ce que nous supposions d’après les témoignages de la veille. Seuls les passages d’oueds sont lents mais on roule souvent à plus de 60 km/h. On fait un petit tour de la ville qui paraît étendue avant d’aller au camping où stationnent déjà 5 camping-cars. Les sanitaires sont délabrés mais on a l’eau et l’électricité ; on nous dit que c’est gratuit et que le gardien demande simplement un pourboire. La police surveille constamment, il s’est sûrement passé quelque chose d’anormal les jours précédents car sur le guide il est répertorié en mauvais état mais à 50 Dirhams par jour.

Après notre succulent repas d’AMNI (Animaux marins non identifiés) nous montons par une pente raide vers le centre ville à travers des maisons en construction. Nous nous connectons à Internet pour consulter nos comptes et lire le courrier,

      Au retour on craint une averse qui tarde à venir ou qui ne viendra pas.


  Suite  

 

   



 

 


La soirée, fraîche, se passe dans le camping-car, un peu de clarinette, une partie de Scrabble à l’ordinateur.




Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Bonjour<br /> <br /> J'ai beaucoup apprécié votre vécu en camping-car au Maroc.<br /> Nos amis camping-caristes vont certainement apprendre beaucoup sur le Maroc en camping-car.<br /> <br /> Encore merci.<br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> Bernard
Répondre